Des vagues de rudesse et de douceurs inattendues

Sous la neige, la vie palpite

Et surtout une bonne santé !

En ce début d’année 2024, les maîtres mots qui s’imposent à moi sont : Équilibre et Essentiel.
Qu’est-ce qui est essentiel dans ma vie au temps présent et comment conserver l’équilibre dans une météo houleuse ?

Ma mère a été hospitalisée à Paris en fin d’année. Trois semaines, trois hôpitaux différents. Le 31 décembre, j’étais à l’hôpital, le premier janvier également. J’ai eu le loisir d’étudier la qualité ou pas de présence, d’écoute, d’attention du corps hospitalier (médecins, infirmières, aides-soignants, assistances sociales). Prendre du temps avec ma mère est une chance. Pour elle. Et pour moi. Pour enrichir notre lien. J’ai aussi eu la chance d’être soutenu par ma compagne.

En dehors de ces moments focalisés sur ma mère, d’espace-temps codifié par les heures des visites, l’inattendu s’est introduit : j’ai pratiqué du Qi Gong square de Choisy dans les quartier chinois, j’ai rencontré un restaurateur vietnamien qui parlait sans accent (croyez-moi c’est exceptionnel !), j’ai dansé sur les cinq rythmes avec quatre-vingt-trois personnes dans une salle mouchoir de poche dans le 4ème arrondissement, je suis entré dans une boutique de kilt bd Jourdan sans en acheter (pour l’instant !), je me suis repris à plusieurs fois pour passer au-dessus d’un tourniquet du métro sans payer aidé par un jeune couple, j’ai acheté un journal trotskiste sur le marché bd Blanqui, j’ai mangé péruvien dans un restaurant de quartier rue Dareau, j’ai expliqué à un serveur dans un bar de la Contrescarpe ce que c’était un Salers (l’apéritif mais aussi un fromage et une viande), j’ai pleuré au cinéma L’Escurial à la fin de L’Innocence de Kore-eda, ri au théâtre de l’Œuvre avec la pièce L’effet Miroir etc.

Il me semble que nous apprécions d’autant plus la vie que la mort rôde, pour nous ou un proche.

Qu’est-ce qui est essentiel à ma vie ?
Vraiment essentiel ?

L’essentiel est, pour moi, relié au plaisir, au sourire qui éclot dans mon cœur, quand je pense, ressens la chaleur se diffuser à l’intérieur : ma vie de couple, l’écriture de mon roman et son édition prochaine, mes futurs stages et de nouvelles collaborations qui s’annoncent.
Essentiel et créatif. Aller à la découverte d’autres mondes, m’ouvrir à de nouveaux horizons.

Et l’Équilibre dans tout ça ?

En ce moment, je travaille la position de « l’arbre » en Qi Gong : à la fois me relier à l’énergie de la terre et à celle du ciel. Une posture qui m’énergétise, me booste en un instant. Comme si je me reliais à une prise électrique.
L’équilibre dans sa vie passe, me semble-t-il, par trouver un juste milieu entre les « affaires terriennes » à traiter (comme être attentif au bien-être de ma mère) et les « affaires célestes » qui ouvrent, élèvent notre conscience. Oublier les contingences de la vie ou les mettre de côté perturbent l’accès aux rêves, aux désirs profonds. C’est la réflexion, prise de conscience qui m’apparaît. Moi qui suis un rêveur, un contemplatif.

Et en même temps, j’aime l’action. Organiser la sortie de l’hôpital de ma mère m’a donné de l’énergie (m’en a pris aussi) et a mis en lumière MON essentiel. Ce qui me fait vibrer intiment et ce dont je suis le plus à même de m’occuper.

Le ronron de la vie s’installe rapidement. Chez moi y compris. Je viens de regarder The lunchbox, un film indien qui traite de la solitude et du besoin impérieux pour chaque être humain (mettons de côté peut-être les ermites) d’être en lien d’amour avec l’autre. « Prendre le mauvais train permet parfois d’arriver à la bonne gare ». Je cite de mémoire une phrase dite par un des personnages.
A Paris, lors d’une pérégrination post visite hospitalière, je me suis arrêté devant la devanture d’une boutique d’artisanat turc à côté du Panthéon pensant que c’était un salon de thé. De l’autre côté de la vitrine, la commerçante m’a fait signe d’entrer. J’ai répondu à son appel. « Je pensais que vous faisiez salon de thé ». « Vous voulez un thé ? » « Avec plaisir. » Je suis reparti réchauffé et avec en plus deux adresses de restaurants turc et kurde.

Est-ce que vous suivez les invitations de la vie ?

Certes, parfois, il est nécessaire d’insister. Il y a bien deux années, j’ai rencontré à Liège dans un cocktail qui réunissait des thérapeutes spécialistes du Bien-être une sexologue. Dominique Curvers. On a sympathisé, s’est promis de se rappeler, qu’il y avait matière à animer des stages ensemble. Sexologie et art martial sensoriel. Je n’ai pas eu de réponse à mes messages. Le temps a passé. J’ai recontacté Dominique en fin d’année 2023. Au printemps, nous débuterons nos premiers ateliers à Verviers à destination des célibataires/solo.

Et pour vous, quels sont vos souhaits pour cette nouvelle année ?

 

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