GPS

On est plus fort en nombre

Parle plus fort ou tais-toi !
Depuis des semaines, je m’agace sur la voix du GPS de ma voiture : pas assez audible quand j’aurais besoin de l’entendre et en même temps trop présente quand elle interrompt ma musique pour m’indiquer « tournez à gauche » alors que je sais que j’ai à tourner à gauche !

Quand j’ai acheté la voiture, mon garagiste n’avait que la version flamande du Mode d’emploi à me proposer ! J’attends toujours la version française… problème de stock, parait-il, conséquence de la guerre en Ukraine (qui a bon dos !).
Il y a quelques jours, j’ai croisé une voisine qui a le même modèle de voiture. Le même GPS. Une hollandaise. Elle aussi rencontre une difficulté ! m’a-t-elle annoncé. Je n’arrive pas à effacer les anciennes destinations enregistrées. Sais-tu comment faire ? Aucune idée ! Elle m’a invité à monter dans sa voiture et nous avons commencé les recherches, elle dans la compréhension du manuel et sa traduction en français, moi à trifouiller les touches du navigateur. J’ai trouvé la solution en quelques minutes. Pour elle, puis pour moi. Dans les deux cas, il fallait passer, par la touche SET UP.
Set up. J’ai vérifié la traduction : installer, instaurer, implanter.
Je ne ferai pas de commentaire sur la mainmise de l’anglais dans nos vies quotidiennes. Enough is enough. (Tube disco et entraînant de Barbra Streisand et Donna Summer qui me vient en tête).

On est plus fort en nombre.

Ce que je retiens de l’épisode GPS, c’est l’addition de deux cerveaux, l’association de deux pensées qui œuvrent dans la même direction pour résoudre un problème. On est plus fort en nombre. 1+1=3. Ma voisine m’a dit que c’est moi qui avais trouvé tout seul. « J’ai trouvé parce que tu cherchais à côté de moi. », lui ai-je répondu. Ma voisine, par sa présence, m’a aidé à oser, prendre des initiatives. Appuyer sur cette foutue touche SET UP, que j’avais bien repéré avant et que sur laquelle je n’osais pas appuyer, comme si j’allais faire exploser la voiture !
Combien de fois dans la vie, je n’ose pas. Par peur d’échouer, par manque de soutien. Par ignorance (il faut que je travaille mon anglais et ses prépositions infernales up down in out etc.)

Cocréer, Co-apprendre.

Je crois fondamentalement à la cocréation dans l’éducation. Nous ne sommes plus au temps de la relation maître à élève à sens unique, mais du maître qui apprend à son élève et qui en retour apprend de son élève.
Je crois fondamentalement à la cocréation dans l’apprentissage et uni dans un même espace. Peu à peu, nous sortons de ces deux années d’isolement dues à la parenthèse (je croise des doigts) Covid. Pouvoir se toucher, se rencontrer autrement qu’à travers un écran et bénéficier de l’expérience, du ressenti de l’autre, de son voisin(e).
Telle est la puissance du travail en groupe, à une condition : que ce dernier soit dirigé dans une même direction.
Qu’est-ce qui nous réunit ? Quel est notre objectif ? Notre intention ?
Cela nécessite d’avoir une ou des personnes, un chef d’orchestre ou un commandant de navire, qui impulsent au groupe la destination finale, Fidji ou Féroë.

Comment permettre la cocréation en entreprise et en télétravail ?

Cocréer à distance, en télétravail, est un challenge pour les entreprises. Comment conserver l’esprit créatif d’un groupe, chacun derrière son écran ? Proposer des exercices corporels récréatifs me parait une voie d’exploration. J’ai un exercice d’ouverture des espaces que je fais pratiquer avec les mains qui pourrait être adapté…
Même si le pli est pris du travail à distance, (il y a des avantages à rester chez soi, à s’éviter de longs trajets) il reste à inventer d’autres méthodes pour conserver notre esprit co-créatif. Ensemble.

Pour avoir animé seul des groupes pendant plus de vingt ans et l’avoir apprécié, je suis attiré depuis quelques années par l’animation en binôme. Les hommes viennent de Mars et les femmes de Venus, comme nous le savons. Le duo, homme-femme, permet d’élargir le champ de l’écoute et de la proposition d’action. J’ai expérimenté cette formule à plusieurs reprises pour un gain, m’a-t-il semblé, d’enrichissement collectif. Pour notre duo d’animateurs comme pour les stagiaires.
Le binôme Hommes a toute sa pertinence dans l’animation d’un groupe d’hommes. A trouver un équilibre dans les deux personnalités. Fluidifier nos yin et yang afin d’atteindre, d’entendre la voix, flamande ou française, à son juste niveau.

 

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