Apprendre de l’adversité

Apprendre l'adversité Frederic Malbois coach en développement

Une opportunité de progresser dans mon chemin de vie !

Dans ma vie, l’apprentissage est un des mots-clés.
A chaque difficulté, obstacle ou chaîne de montagnes enneigées à franchir je me dis « Qu’est-ce que cette situation est en train de m’apprendre ?» ou « Quelle chance ! Une opportunité de progresser dans mon chemin de vie ! »

Sans rechercher le conflit pour le conflit (certaines personnes se construisent dans l’adversité, je préfère la paix à la guerre), quand une partie d’une équipe ou une individualité entre en résistance, c’est l’occasion de s’interroger sur « Qu’est-ce qui résonne en moi ? »
Qu’est-ce que ce comportement, cette triste mine vient toucher dans mon corps ? Est-ce dans mon ventre, mon cœur, ma tête que je ressens une contraction ? »

Traverser l’émotion

Dans mon travail, le challenge me stimule et la routine ne traverse pas ma route.
La première étape, on ne peut en faire l’économie, est de se laisser traverser par l’émotion (colère, tristesse, peur) : la ressentir au plus profond, sans poser de jugement « je suis un incapable, je n’ai pas réussi à gérer la situation, etc. ». Exprimer et ressentir. Crier, faire du son, mettre son corps en mouvement jusqu’à le fatiguer, l’épuiser (course, danse, boxe etc.) est une méthode. Se détendre, méditer, respirer en conscience, pleurer, en est une autre. A chacun d’expérimenter son chemin.
Pour ma part, je privilégie la marche dans la nature, la respiration Transformational Breath®, les outils de l’Art Martial Sensoriel®, de l’embodiment jusqu’à atteindre un seuil d’apaisement émotionnel – ça peut demander du temps, il peut être bon d’être accompagné.
Le Travail de Byron Katie® avec ses quatre questions et ses retournements est aussi un bon moyen de prendre du recul quand un jugement empoisonne l’esprit.
Quand je suis à cette étape, de paix dans mon cœur, les mots à restituer m’apparaissent clairement. Il m’est alors possible de dire, au groupe ou à la personne stimulante, ma parole sans porter de jugement ou d’accusation sur l’autre.

Une fois que j’ai ressenti une légèreté intérieure, le plaisir d’avoir pu dire, même parfois un sentiment de joie, il importe de se féliciter, de fêter, d’inscrire (d’écrire) le moment comme une victoire sur son chemin de vie. Avant le prochain éveil.
L’apprentissage est sans limite.

Les voyages forment la jeunesse

Je me rends à Lille pour un stage corporel. De la gare de Liège-Guillemins, j’ai deux changements à Bruxelles et Tournai.
Dans les faits, j’arriverai à Lille en fin de journée (oublié le stage), en métro depuis Tourcoing sans passer par Bruxelles et Tournai.

Un voyage à rallonge avec en point d’orgue, l’agression d’une contrôleuse.
Mon voisin n’a pas de billet. D’emblée, je perçois l’agressivité dans sa voix. NON JE N’AI PAS DE BILLET. Une réponse bravade. Viens me chercher, si tu l’oses ! Elle est flamande, lui francophone. Face à un contrôleur homme, il paierait sans discuter (Il a du liquide et une carte bancaire). Là, il pinaille sur tout. Il se met à lui parler en flamand. Dans son timbre de voix, toujours du mépris comme un vent mauvais. Il finit par payer. La contrôleuse lui rend sa monnaie, il se lève en l’insultant, cherche à récupérer son billet. Elle se débat, crie. Je suis dans le dos de l’homme. Ne sait pas comment intervenir, l’éloigner d’elle ? Je dis quelques mots qu’il n’entend pas. L’homme lui arrache son billet. Qui se déchire. Il est furieux. La contrôleuse quitte le wagon en larmes. L’homme me prend à parti : elle a voulu m’arnaquer ! (En quoi, je ne comprends pas) Je ne l’ai pas frappée ! Oui ou non ? Il cherche mon assentiment, se positionne en victime. Une victime éructant. Je lui concède « non, vous ne l’avez pas frappée » (juste bousculée, injuriée pour un billet de train que vous étiez en droit de payer) pour qu’il se pose. Se rassoit. Sur le quai, il aperçoit la contrôleuse au téléphone. Il descend du train, recommence à la menacer : j’ai un témoin (moi, je suppose) qui a tout filmé ! D’autres passagers montent. Le train repart.
La station d’après, je retrouve la contrôleuse sur le quai. Encore sous le choc. Je lui propose de témoigner en sa faveur si besoin. Elle me remercie et me laissera un message.

De ce trajet épique, je retiens :

Oui ça demande un effort d’être en lien avec soi et avec le présent proposé. De vivre le déséquilibre sans perdre son équilibre tel un funambule ou un surfeur.
Être bienveillant avec soi, placer le focus sur ce qui a réussi – ne pas avoir fui ou m’être recroquevillé -, et non nourrir la frustration de ne pas avoir plaqué l’homme au sol avec une clé de bras.

Les voyages forment la jeunesse, n’est-il pas ?

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